par Fabienne | 0 comment

Parcours

La formation des analystes  a été une pomme de discorde entres les associations analytiques depuis qu’elles existent.

Ce qui explique en partie les nombreuses confusions sur ce qu’on appelle « les psy »  regroupant ainsi les psychiatres, les psychologues et les psychanalystes. Ces trois professions doivent être distinguées car si les médecins-psychiatres peuvent être  psychanalystes s’ils se donnent une formation analytique ils peuvent aussi travailler exclusivement comme médecins, privilégiant les traitements médicamenteux. De même les psychologue peuvent choisir l’orientation psychanalytique ou pratiquer d’autres types de thérapies, comme les thérapies comportementales. De nombreux psychanalystes ne sont ni médecins, ni psychologues, leur formation initiale  est variable. Il n’y a pas de formation analytique standard, chaque association se donne une procédure qui lui est propre. La spécificité de la psychanalyse tient à l’hypothèse freudienne de l’inconscient,  au rôle du refoulement dans la formation de  symptômes,   au primat d’un traitement par la parole, l’association libre, le recours à l’interprétation. Toute analyse passe aussi par une analyse du transfert, c’est à dire du lien inconscient qui unit l’analyste et les analysants.

Par delà leurs divergences, les associations d’analystes s’accordent sur quelques fondamentaux: nécessité d’avoir fait une analyse personnelle, d’avoir pratiqué ce qu’on appelle,- d’un terme malheureux -un « contrôle » ou une « supervision »: tout analyste débutant va parler de son travail avec un collègue plus expérimenté; le temps passant les analystes n’ont plus recours que ponctuellement à ces supervisions, à l’occasion de difficultés particulières. Ils pratiquent aussi souvent des groupes de contrôle entre collègues . Enfin, les psychanalystes travaillent en général au sein d’une association d’ analystes, participent à des séminaires, en prennent la responsabilité, partagent des échanges sur la clinique.

En ce qui me concerne j’ai fait des études de philosophie, passé l’agrégation de philosophie et enseigné. Puis j’ai entrepris une longue analyse, au terme de laquelle il s’est avéré que je désirais à mon tour pratiquer l’analyse.

J’ai fait un doctorat, une thèse du Champ freudien, à Paris 8.  Ce travail a été une des façons de découvrir la pensée de Freud  mais ce type de diplôme ne légitime pas en tant que tel la pratique analytique. La découverte de l’inconscient se vit et se réfléchit dans son analyse personnelle et se poursuit dans le travail avec des analysants.

Analyste à une époque  où l’histoire du Mouvement Analytique était compliquée après différents contacts ici et là je suis finalement devenue membre de deux associations d’analystes: Le Cercle freudien et La Fédération des Ateliers de psychanalyse. J’ai fait plusieurs contrôles individuels.  Je pratique l’analyse en libéral depuis environ 15 ans, à mon cabinet, avec des adultes et des adolescents.

Membre de L’AGSAS, association des Groupes de Soutien au Soutien, -inspiration Balint-( voir qu’est qu’un groupe de SOS?) je mène des analyses de pratiques avec des enseignants et des travailleurs sociaux.

J’ai publié des articles dans différentes revues de psychanalyse ,notamment dans la Revue du Cercle Freudien, Che vuoi? Mes deux dernières publications sont: un article sur le livre de José Morel-Cinq- Mars  Psy de banlieue dans la revue de l’AGSAS Je est un autre, et une postface au livre de Michel Steiner Freud et l’humour juif, in -press.

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